Il y a un an déjà...
Petite fille,
Cela fait un an aujourd'hui que ton père a choisi de mettre fin à ses jours. Un an qu'il nous manque.
Nous avons repris notre vie avec cette absence au fond de nous. Nous espérons tous qu'un jour, peut-être, tu viendras combler une partie de ce vide qu'il a laissé.
Nous aimerions partager nos souvenirs avec toi, te parler de lui, toi qui l'as à peine connue.
Son absence rend la tienne encore plus sensible, tant qu'il était là il représentait un lien entre toi et nous, même si lui-même n'avait pas de tes nouvelles. Il était ton père, une partie de toi.
Aujourd'hui, il n'est plus là et ce lien est comme rompu.
Tes grands parents t'écrivent régulièrement, mais leurs lettres demeurent sans réponse. Et c'est très frustrant de ne pas savoir ce que tu deviens, à qui tu ressembles.
Nous savons bien que tu ne nous connais pas, nous savons que ta mère t'a fait un portrait très noir de ton père et de nous même. Et nous aimerions tellement te montrer que ce portrait est faux, que ton père était quelqu'un de très bien et qui a énormément souffert, que tes grands-parents sont des grands-parents formidables et qu'il est vraiment dommage que tu ai été, et soit encore aujourd'hui, privée de toute la tendresse dont ils sont capables.
Oui, il est vraiment dommage que tu ne puisses pas connaître notre famille, ta famille.
Aujourd'hui cela fait un an que ton père nous a quitté et je n'ai pas envie de faire de longues phrases. Il nous manque énormément, il me manque énormément.
Ta tante Isabelle.
Ton père, Bernard :

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