Bernard DUPIN

Août 1996 : Toi et ton père, il n'y a rien de plus beau que l'amour réciproque d'un père et de son enfant

Tu ne peux pas te souvenir des moments passés avec ton père, puisque la dernière fois que tu l'as vu tu n'avais pas six ans, et que depuis ta mère s'est efforcée de l'effacer de ta mémoire, comme elle s'est efforcée et s'efforce encore à nous supprimer de ta vie.

Mais nous nous souvenons, et nous avons des films et des photos, que tu pourras, peut-être, un jour regarder, qui ont immortalisé ces moments.

 

Je vais tenter de t'en raconter quelques uns.

Je ne vais pas forcément suivre un ordre chronologique, mais plutôt vagabonder d'un souvenir à l'autre.

 

Le premier qui me revient en mémoire remonte à l'été 1996.

J'avais rejoins ton père à Pertuis début août et nous étions allés te chercher chez tes grands parents maternels.

Nous avons fait l'aller et retour dans le week-end.

 

Les premiers jours de retrouvailles étaient toujours un peu difficile, il fallait à chaque fois que tu retrouves tes repères.

Tu t'accrochais à ton père, le cherchant dès qu'il quittait la pièce où tu te trouvais. Mais peu à peu tu te réappropriais l'espace et les gens, et tes rires (plus souvent que tes larmes) raisonnaient dans l'appartement de ton père.

 

Je me souviens que les trois premiers jours ton père avait du aller travailler.

Il partait avant ton réveil.

En général, il faisait journée continue pour pouvoir être à l'appartement avant 16h.

 

Je m'occupais de toi de ton réveil au moment du retour de ton père. Après je laissais ton père jouer son rôle de père ce qu'il faisait à merveille.

 

Je t'occupais comme je pouvais car tu attendais impatiemment le retour de ton père.

Après quelques jeux, une petite promenade le long du canal, une sieste, je finissais par t'installer devant la télé et une cassette de Babar.

Tu pleurais lorsque la maman de Babar mourait. Cependant tu adorais regarder les cassettes de  Babar.

Mais, dès que tu entendais le bruit des pas de ton père derrière la porte d'entrée, Babar cessait d'exister et tu te plantais devant cette porte pour te jeter dans ses bras à l'instant même où ton père la passait.

 

Je garde en mémoire cette joie immense que vous éprouviez l'un et l'autre à vous retrouver. Pendant quelques secondes plus rien ne semblait exister autour de vous, même pas moi.

Mais je n'en éprouvais aucune jalousie. Car je crois que je n'ai jamais rien trouvé de plus beau que cet amour réciproque d'un père et de son enfant.

 

Thierry et sa fille Florence

 

Alain et son fils Florian

 

Hervé et sa fille Aurélie

 

Isabelle, ta tante.



Article ajouté le 2008-10-11 , consulté 67 fois

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